Se lancer à son compte : t’es folle ou quoi?!?

T’es folle ou quoi?!? C’est une des questions/réactions que j’ai reçues à l’annonce de la création de mon entreprise. Quand j’ai affirmé que je quittais mon emploi permanent bien payé avec avantages sociaux pour me consacrer à La Rouquine Communications et basculer dans le monde du travail autonome (et de la pige).

Ce monde de licornes comme dirait Pierre-Yves McSween. Ce monde où il n’y a que du stress financier et peu de réussite selon certains. 

Photo : Marco Secchi

Oui, je suis folle, et puis? À 27 ans, j’ai fait le saut. Ce qui m’a valu autant d’yeux écarquillés que lorsque j’ai annoncé que je m’en allais au «fin fond du monde, l’autre bord du parc, donc ça existe pas vraiment» (en Abitibi-Témiscamingue).  Les gens m’ont aussi partagé leurs inquiétudes au niveau financier (allô, maman, je t’aime), la charge de travail, l’absence d’assurance-médicaments et autres avantages sociaux.

Si pour certains je «perds», de mon point de vue je gagne beaucoup plus en effectuant ce changement. Un changement qui s’inscrit dans des années de réflexion et une volonté d’avoir une vie qui me ressemble.

Bien sûr que le travail autonome amène son lot de difficultés comme trouver des contrats ou toute autre chose à laquelle vous pourriez penser. Je dois payer de ma poche le dentiste et tous les autres frais qui ne sont pas couverts par la RAMQ. Mais ça, ce sont des «sacrifices» avec lesquels je suis à l’aise. Des sacrifices que je connaissais déjà avant même d’avoir ma permanence, étant dans des emplois à statut temporaire.

Photo : rawpixel

Je suis fière d’être folle comme on dit. Pour la simple et bonne raison que je me suis choisie. J’ai choisi d’avoir le plein contrôle sur mon horaire et mes projets. J’ai choisi une liberté et tout ce qui vient avec, bon comme mauvais, pour être à sur mon X complètement. Une décision qui a du sens, qui m’enlève un stress énorme et qui me permettra de vivre ma vie comme je l’entends.

Et si vous avez peur pour moi, que vous vous demandez quand je reviendrai à la raison, je vous répondrai ceci : n’ayez pas peur pour moi, soyez plutôt fiers du choix que je fais, du  «risque» que je prends comme si peut le font pour atteindre mon plein bonheur.

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